Quelle équipe souhaitez-vous pour la saison 2008-2009 ?Yves, n'y a-t-il pas une forme de décompression depuis que vous vous êtes éloignés de la zone rouge ?
Je ne sais pas si on peut dire ça. On ne va pas se voiler la face, c'est vrai que nous sommes quasiment maintenus, mais nous n'avons rien lâché. Depuis le match de Brest, nous avons peut-être manqué d'un peu de rigueur, mais nous n'avons pas eu de réussite non plus. Ceci dit, c'est sûr qu'inconsciemment il y a eu une décompression. Même si nous sommes des professionnels, certains joueurs sont en fin de contrat, nous sommes en fin de saison et la fatigue commence aussi à s'accumuler.
Avec le recul, comment analysez-vous cette première saison à Guingamp ?
Nous n'avions pas trop mal débuté, puisqu'à la 5e journée nous pointions à la 6e place. Mais nous avons connu un mois de septembre catastrophique et on s'est enfoncé dans les profondeurs du classement. Ensuite, nous avons su réagir. On a fait une belle série et, à un moment, nous aurions pu encore jouer la montée. On est fier d'avoir relevé la tête de cette façon.
Ça commence à devenir une habitude ces débuts de saisons ratés. Comment pouvez-vous l'expliquer ?
Je pense que nous n'étions pas bien préparés. Personnellement je n'étais pas prêt physiquement à enchaîner les matches.
Pensez-vous que l'arrivée de Victor Zvunka a été décisive ?
On ne peut répondre que positivement à cette question. Dès son arrivée, nous avons beaucoup plus travaillé sur le plan physique et Victor nous a apporté la rigueur qui nous faisait défaut. Donc je pense que le changement d'entraîneur a été un déclic important dans la saison.
Pour vous qui avez vécu l'accession en Ligue 1 la saison dernière avec Strasbourg, que manque-t-il à Guingamp pour pouvoir jouer la montée ?
Il ne manque pas grand-chose. Avec Strasbourg, nous n'avons pas toujours bien joué, mais on avait su créer une dynamique positive. À Guingamp, il nous manque peut-être un peu d'expérience, de gnac et de régularité. Mais surtout je pense que c'est le petit brin de réussite qui fait la différence qui nous fait défaut.
Vous étiez venus en Bretagne pour jouer les premiers rôles dans cette Ligue 2. Les résultats ne vous déçoivent pas trop ?
C'est vrai que l'objectif de la montée est loin, donc ça déçoit un peu. Mais quand je suis arrivé à Guingamp, le but était d'accéder à la Ligue 1 en deux ans. Il y a quand même des motifs de satisfaction au vu du retournement de situation que nous avons réalisé.
Sur le plan personnel, comment jugez-vous cette première saison à Guingamp ?
C'est plutôt positif. Je joue régulièrement et je n'ai pas eu de blessures. Après, je pense que je peux encore plus apporter à l'équipe, surtout sur le plan offensif.
Justement, alors que l'équipe menait 1-0, on vous a senti un peu sur la retenue vendredi contre Libourne. C'étaient les consignes du coach ?
Non pas du tout. En début de saison, Patrick Remy nous interdisait de monter, Arnaud (Le Lan) et moi, mais depuis l'arrivée de Victor Zvunka ça a changé. Vendredi c'était plus par prudence que nous n'avons pas trop dédoublé. En effet, que ça soit Soumah ou Eudeline, nous avions devant nous des joueurs offensifs et qui aiment percuter. Nous aurions pu nous mettre en danger si nous nous étions trop portés sur l'offensive.
Serez-vous toujours Guingampais la saison prochaine ?
Sauf un revirement de situation, oui. J'ai un contrat de deux ans, je me sens bien ici, il n'y a pas de raisons que je parte. Mais j'espère que nous allons conserver une ossature assez importante, pour pouvoir conserver les automatismes que l'on a créés depuis un an.