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« Le Gouren n'a rien à voir avec la force, c'est une question de souplesse et de technique. » Rien à voir avec la force
Pour Ewen, la lutte bretonne « c'est une histoire de famille. » C'est son père qui l'entraîne, comme ses frères et ses cousins. Aujourd'hui il prépare un brevet d'État pour pouvoir enseigner la lutte et faire de sa passion son métier. Mais il a bien l'intention de rester encore de nombreuses années les pieds dans la sciure : « Il n'y a pas d'âge limite. Tant que l'on tient debout on continue ! ».
Virginie concilie sa vie professionnelle avec le sport. Informaticienne, elle est aussi monitrice de Gouren dans son club, le Gwipavaz. La pratique féminine du Gouren est récente et Virginie est fière d'avoir incité des jeunes filles à se lancer grâce à son implication en tant que monitrice. « Le Gouren n'a rien à voir avec la force, c'est une question de souplesse et de technique. »
Le Gouren est traditionnellement au festival de la Saint-Loup depuis une quarantaine d'années. Il a connu son apogée à la fin du XIXe siècle en devenant populaire. « Les tournois pouvaient avoir lieu devant 10 000 personnes à l'époque ! »
Aujourd'hui c'est un sport moderne, qui fait partie de la fédération française de lutte, au même titre que le judo. Mais il se caractérise par le fait que la lutte se tient debout, dès que l'un des lutteurs se trouve au sol, le combat est terminé. Des règles très précises l'encadrent.
Même si l'affluence n'atteint plus les sommets d'autrefois aux tournois, les lutteurs sont là pour perpétuer la tradition.