Cyclisme : David Le Lay s'illustre sur ses terres
Régional. Pour son premier Tour, David Le Lay n'a pas tardé à se faire remarquer. Hier, sur ses routes d'entraînement, il a fait un beau numéro.
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Pour sa première participation au Tour de France, David Le Lay a pris rapidement ses marques. II est vrai que le profil de cette deuxième étape favorisait son apprentissage : « Je connaissais toutes les routes par coeur », commentait le nouveau pensionnaire de l'équipe Agritubel. C'est donc logiquement que le natif de Corlay avait coché cette étape.
Pourtant la journée ne commençait pas de la meilleure des manières pour le Costarmoricain. « Au départ le peloton était très nerveux et ça roulait très vite ». Après une première journée délicate samedi, la mise en jambe a de nouveau été difficile hier. « C'est vrai que je voulais attaquer en début d'étape, mais je n'avais pas les jambes et le rythme était vraiment trop soutenu ». Toutes les équipes voulant placer un homme dans la bonne échappée, le peloton, avec les Bouygues Telecom en tête, a donc roulé derrière les premiers fuyards de la journée. Mais à la faveur de la côte de Bieuzy-Lanvaux (km 23,5), Voeckler et Sy. Chavanel se sont détachés pour se disputer les points du grimpeur et ils ne sont pas relevés.
Un sacré numéro avec Moreau
L'échappée de la journée était donc lancée, mais sans David Le Lay. Alors qu'il aurait pu se résigner à passer la journée bien au chaud dans le peloton, le fils de Gilbert, ancien maillot à pois du Tour, ne voulait pas en rester là. Le grimpeur étant justement un des objectifs de Christophe Moreau, il se mettait au service de son leader. « Dans la côte de Mûr-de-Bretagne, il restait des points à prendre, j'ai donc proposé à Christophe (Moreau) de les faire ». Sous l'impulsion du régional de l'étape, les deux hommes d'Agritubel poursuivaient leur effort jusqu'à la quatrième ascension de la journée, quatre kilomètres plus loin. « Après ces deux côtes, nous avions une bonne avance sur le peloton. Ce n'était donc pas le moment de couper notre effort ».
Restait à combler l'écart avec les deux hommes de tête. « Ils savaient qu'à deux ils avaient peu de chance de résister au peloton, ils ont donc levé un peu le pied », avouait David Le Lay. N'empêche que les deux coureurs de l'équipe Agritubel réalisaient un sacré numéro pendant une trentaine de kilomètres et revenaient très rapidement sur les deux Français aux avant-postes.
Une nouvelle course commençait pour le Costarmoricain. « C'était génial, peu de temps après avoir recollé, nous sommes passés devant chez ma grand-mère. J'ai même pu reconnaître ma femme et toute ma famille, savourait-il. J'essayais même de donner des conseils à mes compagnons d'échappée pour gérer au mieux la fin de course ».
Cependant la réalité de la course le rattrapait. Piégée avec aucun coureur devant, La Française des Jeux lançait la poursuite en compagnie de la Caisse d'Épargne. La dernière difficulté de la journée, à 3 kilomètres de l'arrivée était donc fatale aux quatre hommes de têtes et le rêve de lever les bras sur la ligne à Saint-Brieuc s'écroulait pour David Le Lay. « Le peloton ne s'est jamais vraiment relevé. Ça aurait pu marcher, mais nos efforts n'ont pas suffi. Malgré tout je suis très content de ma journée ».
Thomas DANIEL.
Ouest-France