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Sébastien Combot : « Les conditions climatiques sont meilleures ici en cette période de l'année [...]. Ça permet de réaliser un travail plus fin d'un point de vue technique. » : DRAprès la Chine en novembre, et un stage sur le bassin des futurs Jeux Olympiques, Sébastien Combot a entamé l'année 2008 par un autre stage, mais cette fois en Australie. Le Lannionnais, champion du monde de slalom, est déjà en pleine phase de préparation en vue des JO cet été. Son prochain grand rendez-vous est pour fin mars-début avril à Seu d'Urgell (Espagne), où se jouera sa sélection pour les JO de Pékin.
« Vu d'Australie, la période des fêtes est déjà loin. À cette occasion, j'ai passé deux semaines en Bretagne, j'en ai bien profité pour voir ma famille, mes amis, et apprécier les bons plats. Mais sans pour autant délaisser l'entraînement, qui est resté très intensif. Avant les fêtes, j'ai participé à la semaine du sport olympique, organisé à Courchevel par le comité national olympique et sportif français (CNOSF). Les conditions d'enneigement étaient exceptionnelles, et nous avions beaucoup skié. C'est un bon souvenir, du fait de l'excellente ambiance. C'est intéressant de rencontrer les autres athlètes français avant de les revoir, peut-être, aux Jeux Olympiques...
Aujourd'hui, et depuis quelques semaines, j'ai fini ce que l'on appelle la préparation physique. Ça s'est surtout déroulé en salle de musculation. Maintenant, je fais un transfert de cette accumulation physique vers la technique. Depuis le début du mois de janvier, je suis avec l'équipe de France en stage à Penrith, en Australie, sur le bassin des Jeux Olympiques 2000.
Les conditions climatiques sont meilleures ici en cette période de l'année, étant donné que c'est l'été dans l'hémisphère sud. C'est évidemment beaucoup plus agréable pour naviguer, et ça permet justement de réaliser un travail plus fin d'un point de vue technique. La journée commence souvent par un réveil très matinal, vers 6 h, car la première séance d'entraînement est en général à 7 h 15. Et la deuxième séance de la journée est programmée vers 17 h. Du coup, on ne s'entraîne pas durant les heures les plus chaudes de la journée.
Entre nous, au sein de l'équipe de France, l'ambiance est très bonne. Le niveau du kayak français étant déjà très élevé, la concurrence nous permet à tous d'aller encore plus haut. C'est normal, nous avons tous à apprendre les uns des autres.
Nous avons aussi des journées de repos. On en profite pour aller à Sydney, et surfer sur la célèbre plage de Manly Beach. Ou alors on fait des balades dans la baie de Sydney à bord d'un voilier. Le reste du temps, c'est l'occasion de réviser mes cours de fac... »